MARYLINE DESBIOLLES
Jeudi 20 novembre à 19h30. Entrée libre.
Lecture musicale d’extraits de L’Agrafe et Il n’y aura pas de sang versé. Entretien avec l’auteure. Table de livres.
Dans le cadre des Petites Fugues, festival littéraire itinérant organisé par l’Agence Livre & Lecture Bourgogne Franche-Comté.
Auteure de plus de trente ouvrages, romans, récits, littérature pour enfants, poésie, Maryline Desbiolles, dont la plupart des livres jusqu’en 2023 ont paru dans la collection Fiction & Cie au Seuil, a été révélée au public avec La Seiche (1998). Anchise a remporté le prix Femina en 1999, le prix Franz Hessel 2022 a été attribué à Charbons ardents.ed. Seuil. Et plus récemment le Prix littéraire Le Monde en 2024 pour L’Agrafe (éd. Sabine Wespieser).
À propos de L’Agrafe : « Emma Fulconis, qui n’est encore qu’une toute jeune fille, que rien n’arrête tant elle aime courir et se laisser emporter par l’élan de son pas, considérée par les villageois comme leur athlète, ne court plus seule, le vent qui l’a toujours portée, la portera encore mais cette fois, vers d’autres espaces, quitte à fuir, s’enfuir. C’est en se confrontant aux silences, aux non-dits de ses proches et en prenant le temps de questionner son oncle, qu’elle ouvrira une brèche, telle une échappatoire pour se libérer tout à fait. Auparavant, elle se sera relevée de l’accident qui l’aura laissée handicapée, après de longs soins, il lui en reste une claudication, une boiterie. Il lui faudra du temps avant de se rappeler les mots entendus ce jour où le chien qui la retenait par la jambe, lui déchirait muscle et os, ces mots désormais à distance d’elle lui reviendront bien après, des mots lourds, effrayants, des mots tueurs ».
Emmanuelle Rodrigues. Matricule des Anges
« Dans Il n’y aura pas de sang versé, Maryline Desbiolles fait découvrir le monde peu connu des ovalistes, ces ouvrières de la soie, à Lyon au XIXe siècle, qui étaient asservies à l’ovale, la pièce centrale des moulins à soie. Un travail debout, douze heures par jour, beaucoup moins payé que celui, identique, de leurs collègues hommes, les moulineurs. Voilà pour le cadre historique et social.
Mais ce court roman brille aussi par sa construction, étonnante, rigoureuse, anachronique, décalée. Cela mérite quelques explications, que Maryline Desbiolles fournit dès le début de son livre. L’action se passe en 1868 et 1869. « Dans ces années-là, la course de relais n’existe pas, les femmes ne pratiquent pas de sport ». C’est pourtant l’image d’une telle course, avec le relais passé de l’une à l’autre, qu’elle choisit, pour nous faire rencontrer les quatre protagonistes du roman, quatre ovalistes aux origines différentes, toujours populaires, qui vont se rencontrer à la faveur d’une grande grève de femmes ».
Anne Kiesel. Matricule des Anges
FUNAMBULES JURASSIENS
Jeudi 6 novembre à 19h30.
Film documentaire
Entrée : 5€. Réservation obligatoire.
Scénario, script et images : Patrice Raydelet.
Images additionnelles : Matthias Abrantes
Musique originale : Michel Beuret.
Sound design : Victor Beuret
Réalisation : Michel Doux, Patrice Raydelet.
Durée : 2 heures.
Après des milliers d’années d’absence, il aura fallu attendre la deuxième partie du 20ème siècle, pour de nouveau, voir évoluer des bouquetins dans le Jura.
Naturaliste et homme politique du canton de Neuchâtel, Archibald Quartier fut l’initiateur de la réintroduction du bouquetin dans le Jura. Il avait comme objectif de compenser les dégâts causés par l’homme à l’égard de la faune sauvage au cours des siècles passés, en réintroduisant des espèces disparues. Il a notamment contribué au retour du lynx en Suisse.
C’est en 1961 qu’il commence à émettre l’idée d’un retour du bouquetin dans le massif jurassien. Après plus de 4 années de démarches administratives, les autorités cantonales acceptent enfin la proposition du naturaliste. En juillet 1965, deux jeunes bouquetins en provenance du parc zoologique de Berne sont introduits dans un enclos de la ferme Robert, étape intermédiaire avant leur libération dans la réserve naturelle du Creux du Van. Ils doivent rester quelques temps en observation dans un parc grillagé. Mais après quelques semaines, les deux compères trouvent un espace sous le grillage et devancent leur remise en liberté. L’appel des sommets a été le plus fort et l’histoire des bouquetins jurassiens peut reprendre son cours…
ARPENTEURS DU MONDE
Vendredi 28 mars à 19h30 Dimanche 30 mars à 17h. Entrée : 6€.
Dans le cadre de la semaine de la langue française et de la francophonie 2025, deux soirées de lectures musicales, de conversations et de rencontres.
Les arpenteurs parcourent le monde et le mesurent. Les arpenteurs écrivent et racontent. L’écrivain se manifeste comme un géographe métaphysique. Nos deux invités, de chair et d’os, eux aussi arpentent les terres et les forêts, eux aussi regardent, notent, écrivent, photographient et racontent. Ils alertent également.
Arpenteurs du ciel et des forêts.
Apéro, Lecture & musique. Vendredi 28 mars à 19h30.
Lectures de Stéphane Audegui, La Condamine, Bougainville, etc…
Invité : Ilias Harkate, photographe et vidéaste animalier
Arpenteurs des mers et des champs.
Goûter, Lecture & musique. Dimanche 30 mars à 17h.
Lectures de Blaise Cendrars, Pierre Jacquez Elias, Marguerite Yourcenar, Patrick De Wever,…Invité : Patrice Raydelet, photographe et auteur animalier
« Au début du dix-neuvième siècle, quelques hommes anonymes et muets, disséminés dans toute l’Europe, ont levé les yeux vers le ciel. Ils ont regardé les nuages avec attention, avec respect même; et, avec une sorte de piété tranquille, ils les ont aimés ».« L’histoire de Luke Howard qui inventa leurs noms, celle de Richard Abercrombie qui fit le tour du mode pour voir s’ils étaient partout identiques, d’autres encore, aussi surprenantes que le jeu des nuées ». Des chasseurs de nuages !
LES NUITS SANS LUNE
Jeudi 6 mars à 19h30, un film de l’association Cinémesis, suivi d’un échange.
Entrée : 7€ (réservation obligatoire).
Long métrage de l’association CinéMésis sur les « passeuses » jurassiennes sous l’occupation. Projection suivie d’un entretien avec le réalisateur Pierre Peuget.
Dans le cadre des événements organisés par la ville de Lons-le-Saunier pour la Journée de la Femme.
Les nuits sans lune, réalisé par Pierre Peuget est un long métrage tiré de faits réels. Il met en lumière le rôle de femmes ordinaires pendant la Seconde guerre mondiale, qui n’ont pas hésité à sauver des centaines de vies au péril de la leur. Ces « passeuses » sont les héroïnes discrètes, qui dans les montagnes du Jura, proches de la Suisse, ont refusé l’occupation, et ont « résisté ».
Ce film est le fruit de trois années de tournage et d’une documentation approfondie, informations et anecdotes recueillies auprès d’anciens du Haut Jura et du Haut Doubs. Toutes les séquences ont été tournées dans les montagnes et le département du Jura, ainsi que dans les départements voisins.
Créée en 2009, Cinémésis est une association d’amateurs de cinéma qui a réalisé 4 courts métrages et 3 longs métrages. C’est aussi et surtout une bande d’amis passionnés qui aiment les défis !
À pas feutrés-Forêts vivantes
À pas feutrés – Forêts vivantes
Jeudi 20 février à 19h30 salle de l’Atelier de l’Exil.
Entrée libre. Réservation conseillée
A pas feutrés, conférence de Guillaume François. Tout commence à l’orée d’une forêt qui l’a vu grandir. Dans un silence emprunt d’enchantement, Guillaume explore, depuis son enfance, un monde libre et sauvage qu’il côtoie avec singularité et authenticité. Au plus près de la vie à l’état pur, un univers d’une beauté fragile ancrent d’émerveillement les rêves du naturaliste. Derrière le feuillage des songes, un totem, un animal rare, presque invisible, guide ses pas, jusqu’au cœur d’une quête intime de plus de 3000 jours à l’affût. Un récit vécu à pas feutrés, où le rêve d’une rencontre sauvage ouvre l’âme et le regard sur un monde qui appelle nos origines pour apprendre à voir, à ressentir et à protéger. Cette conférence immersive est un voyage au fil des écrits de terrain et des ressentis extraits des carnets de l’auteur jusqu’aux lumières authentiques captées aux confins des affûts les plus secrets. Au gré des saisons et des rencontres sauvages, Guillaume nous invite, par l’émerveillement, à renouer avec les origines du vivant.
Projet forêts vivantes, présentation par Amélie Sabanovic de l’association Je suis sensible crée avec Guillaume François. Le projet 2025 est de préserver plusieurs hectares de forêts dans le massif du Jura. Cette présentation vise à sensibiliser sur les arbres ainsi que sur le rôle des forêts naturelles et anciennes, laissées en libre évolution.
Ces 2 interventions seront suivies d’un échange avec le public et d’une dédicace avec table de livres.
Eugène
Jeudi 28 novembre à 19h30. Entrée libre
Lecture à plusieurs voix et rencontre avec l’écrivain Eugène, autour de son livre Lettre à mon dictateur.
Avec les lecteurs élèves du lycée de Montciel de Lons-le-Saunier.
Travail de texte et mise en espace : Françoise Bénéjam, musique : Michel Beuret, mouvement : Elodie Guichard.
Dans le cadre des Petites Fugues avec L’Agence du livre et de la lecture Bourgogne-Franche-Comté.
« Quelque chose qui nous rend unique… »
Lui, Eugène, il vient de Roumanie, il est devenu suisse, jeune adulte il est retourné en touriste en Roumanie, il parle les deux langues français et roumain, il est écrivain…
Eux, ces lecteurs de ce soir, ils viennent de différents pays, ils parlent pachtou, arabe, swahili, ukrainien, ils apprennent le français, ils vivent en ce moment dans le Jura. Et ce soir, ils lisent et jouent un récit largement autobiographique, le récit de l’exil de quelqu’un d’autre.
Chaque histoire est unique, singulière, mais dans l’histoire des autres, chacun retrouve un brin de soi, découvre comme une fraternité, un miroir de son propre parcours.
Ces jeunes apprentis lecteurs et découvreurs de littérature sont accompagnés dans leur travail d’apprentissage, de découverte et de mise en spectacle par leurs professeurs et les acteurs de l’Atelier de l’Exil.
Né à Bucarest six jours avant que l’homme ne marche sur la Lune, « Eugène atterrit à six ans dans un monde plus étrange encore : la Suisse, un pays qui possède vingt-six polices et quatre langues nationales, mais refuse d’adhérer à l’Union Européenne « parce que c’est compliqué ». Dès l’âge de huit ans, Eugène migre vers la langue française. Il compte en français, rêve en français et le plus important, il ment en français… ». Études de Lettres à l’UNIL, Eugène se consacre à l’écriture sous toutes ses formes, monte sur scène pour interpréter ses propres textes, il enseigne à l’Institut Littéraire Suisse depuis 2006. Son dernier ouvrage Lettre à mon dictateur a remporté le Prix Suisse de Littérature 2023, le Prix du Roman des Romands 2023 et le Prix Payot et Fondation Bataillard.
Table de livres : Librairie des Arcades.
Tout peut arriver
Jeudi 7 novembre à 19h30.
Projection du film Tout peut arriver. Hommage à Gilbert Garcin.
Rencontre avec le réalisateur Ralf Kämpfe.
Partenariat avec Viens voir#4. Entrée : 5 €
Tout commence l’été 1995, lorsque Gilbert Garcin, alors jeune retraité qui a tout bonnement envie d’une seconde vie, se décide à se lancer dans la photographie et participe pour ce faire à des stages aux Rencontres d’Arles. Il y pratique le photomontage, qui sera sa source d’inspiration première. Depuis lors, il a imaginé à partir de sa propre silhouette un personnage universel dont il emprunte au départ la défroque à Tati. La figure de Gilbert Garcin se bâtit comme une incarnation ambiguë de lui-même à travers laquelle il interprète en acteur des situations mises en scène, faussement burlesques, qu’il qualifie de « petites philosophies » à la manière du grand Hitchcock.
Le charme opère car l’artiste nous parle d’évidences qui nous concernent tous : celle de la vie qui s’écoule, du temps qui fuit, de la ténacité qu’il faut pour continuer… Ainsi, Gilbert Garcin rappelle en images et à l’aide de titres évocateurs qu’il est préférable de « faire de son mieux » et de « connaître ses limites » car au fond on ne fait que « rejouer de vieux airs connus », ceux de « Sisyphe » ou d’« Atlas ». Christine Ollier
Ralf Kämpfe : Etudes à l’Université Paris VIII Saint Denis. Réalisateur/ concepteur pour CANAL + et ARTE.
Viens voir #4, événement porté par l’association le Ô des mots, donne à découvrir des artistes : auteurs, graphistes, poètes, plasticiens, musiciens, éditeurs et micro-éditeurs pour qui les images, les mots et la poésie sont intimement mêlés.
Aux origines de l’art
Soirée Aux origines de l’Art :
de la préhistoire à Soulages en passant par les Indiens Hopis.
Jeudi 20 juin à 21h salle de l’Atelier de l’Exil.
En extérieur, sous les étoiles !!
Projection des films documentaires en présence du réalisateur Jean-Luc Bouvret et de deux invités : Bernard Moninot, artiste-peintre et Joël Lambert, archéologue.
Suivie d’un moment convivial clôturant notre saison.
MÉMOIRES DE PIERRE (52’)
Etats-Unis, de l’art au temps des dinosaures ?
Avec nos deux enquêteurs Paul Bahn et Jean-Loïc Le Quellec, deux archéologues de renommée internationale, nous entreprenons une traversée de l’Ouest américain sur les pas de ses premiers occupants. Il s’agit d’une exploration inédite des plus longues galeries d’art rupestre au monde, contenant plusieurs milliers de peintures et de gravures mystérieuses, parmi lesquelles on a cru reconnaître des silhouettes de martiens ou d’animaux préhistoriques !
Une preuve qu’hommes et dinosaures ont pu coexister ? Entre évolutionnistes et créationnistes, les débats sont vifs. Mais les Indiens Hopis, anciens habitants de la région, vont entrer dans la danse…
MOMENTS D’ORIGINE (27’)
Le peintre Pierre Soulages et le préhistorien Michel Lorblanchet ont parcouru ensemble les haut lieux de l’art préhistorique. En ce jour de 1996, ils avaient rendez-vous dans la grotte de Cougnac (Lot) pour y admirer quelques merveilles …
Le film met en perspective l’échange en « tirs croisés » de deux regards puissants et singuliers sur les premiers « artistes » de notre humanité. Entre le peintre et le préhistorien se met en place au cours de la visite une profonde complémentarité des perceptions. Là où l’un essaie d’analyser et de comprendre, l’autre s’applique à « perce-voir »
Un artiste dit ou voit des choses qu’un préhistorien ne peut pas dire Michel Lorblanchet
Dans la peinture je guette aussi les moments d’origine, le moment où quelque chose ap- parait qui nous concerne profondément mais qui ne passe pas par les mots, qui ne passe pas par la pensée telle qu’elle peut s’exprimer avec des mots. Ces moments d’origine que je guette nous reportent à nos origines, et nos origines elles sont dans les origines de la peinture… Soulages
Sport, moi jamais.
Lecture spectacle. Samedi 23 mars à 19h30, salle de l’Atelier de l’Exil.
Tarifs : 6€ , 15€ pour les 3 soirs
Semaine de la francophonie et de la langue française 2024.
Lecture, théâtre, combats, chansons, musique et apéro.
Françoise Bénéjam, Mattéo Duluc, Théodora Stasinopoulou, Michel Beuret.
Mise en espace d’extraits de pièces de Elodie Menant, Joël Jouanneau, Vincent Farasse.
L’intimité de quelques grands champions, Usain Bolt, Rafael Nadal ou Laure Manaudou, mais aussi celle de leur entourage, famille, pour découvrir ce qui les motive et leur permet de « voler ».
Egalement la vie d’une athlète plus anonyme – et fictive, Julie Linard – mais qui est également une championne, même si elle est moins médiatique et ne remporte pas de titres ; le sport ouvrier, etc…
Quel est notre rapport au sport ? En confrontant notre propre perception avec celle de ces athlètes hors normes, nous mesurons ce qui fait leur force : un mental extraordinaire au service d’une volonté de fer qui leur fait supporter un entraînement inhumain, avec une obsession : gagner !
En garde !
Soirée lecture et escrime. Vendredi 22 mars à 19h30, salle de l’Atelier de l’Exil.
Tarifs : 6€ , 15€ pour les 3 soirs
Semaine de la francophonie et de la langue française 2024.
Lecture, théâtre, combats, chansons, musique et apéro.
Françoise Bénéjam, Matéo Duluc, Théodora Stasinopoulou, Michel Beuret.
Textes : Alexandre Dumas, Maupassant, Arturo Pérez-Reverte, Michel Zévaco.
Le sexisme : « Elles se mirent en garde au milieu d’une rumeur galante et de plaisanteries chuchotées. Un aimable sourire s’était fixé sur les lèvres de juges qui approuvaient les coups par un petit bravo ».
L’art : « Notre art tombe en désuétude, madame. Les combats à l’arme blanche se font rares, et puis le pistolet est d’un maniement plus facile et il n’exige pas une discipline aussi rigoureuse. L’escrime est devenu un passe-temps frivole. Maintenant on l’appelle sport ! Comme s’il s’agissait de faire de la gymnastique en maillot ! ».
L’épopée : « Au même instant son épée brilla à sa main, et il fondit sur son adversaire. Aussi les deux fers se trouvèrent-ils engagés jusqu’à la garde; ce fut son adversaire qui fit un pas de retraite ».
